A quoi ressemblera le pneu du futur ?

pneu connecté

Depuis la fin de l’année 2019, le constructeur Goodyear teste en conditions réelles une nouvelle génération de pneus. Pour ce faire, il équipe les véhicules de plusieurs entreprises de transport avec ses équipements. Leur particularité ? Les pneus du futur seront connectés ou ne seront pas  !

Goodyear et le pneu connecté

Le fabricant américain Goodyear est en phase de tests finaux avant le lancement de son pneu connecté. Ce dispositif se compose d’une puce électronique, conçue par la société allemand Huf, intégrée dans le caoutchouc d’un pneu.

A quoi ressemblera le pneu du futur ?

L’objectif est initialement de proposer une mesure plus précise et instantanée de la pression de chaque pneu. Mais afin d’aller plus loin, Goodyear a relié les puces qui équipent les pneus à ses serveurs via une liaison internet. De cette manière, le fabricant peut déterminer quel va être la durée de vie de chaque pneu vendu et monté sur un véhicule. Pour ce faire, il détermine le style de conduite grâce aux données récupérées en temps réel par les puces électroniques.

Ce type d’informations peut intéresser d’une part les gestionnaires de flotte d’entreprises, mais également les constructeurs automobiles.

Grâce au système de radiofréquence utilisé par la puce qui envoie un signal à chaque tour de roue, de nombreuses informations pourraient être collectées afin d’optimiser le comportement de l’ordinateur de bord des voitures actuelles… ou d’une éventuelle future voiture autonome.

Le « chip in tyre » : un dialogue entre le pneu et l’ordinateur de bord

L’ambition des fabricants de pneus

Les manufacturiers de pneumatiques ont pour ambition d’améliorer leurs produits en intégrant de nombreuses puces électroniques dans le caoutchouc des pneus. Le « chip in tyre », littéralement « puce dans la gomme », permettrait d’augmenter le prix des pneumatiques, inchangés en essence, et de proposer en parallèle toute une gamme de services connectés.

Un pas de plus vers la voiture autonome ?

À terme, dans l’esprit des manufacturiers, il ne suffirait pas de truffer de puces électroniques le caoutchouc des pneumatiques. Un capteur radio intégré à l’ordinateur de bord permettrait à l’intelligence artificielle embarquée dans le véhicule de décrypter les données captées par les puces des bandes de roulement.

De cette manière, l’ordinateur de bord aurait tout à fait la capacité d’appréhender l’état de la chaussée et du pneu, et de réagir en conséquence. La voiture adapterait alors son allure en fonction de la situation : degré d’usure de la bande de roulement, présence et épaisseur d’un film aqueux sur la chaussée, température du sol, etc.

La voiture autonome, capable d’une plus grande prudence, convaincrait davantage d’usagers de l’employer en toute sécurité. Mais ces projections ne sont encore que des rêves futuristes ; les récents événements impliquant des voitures autonomes dissuadant les constructeurs de commercialiser celles-ci avant qu’elle ne soit parfaitement au point.